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Crépuscule des démocrates / Opposition togolaise que dis-tu de l’économie de ton pays ?


Crépuscule des démocrates / Opposition togolaise que dis-tu de l’économie de ton pays ?

Crépuscule des démocrates
Opposition togolaise que dis-tu de l’économie de ton pays ?

Depuis les dérapages de la conférence nationale souveraine jusqu’à nos jours, les forces hostiles au pouvoir en place dans notre pays n’arrivent pas à parvenir à leur objectif : celui de prendre le pouvoir. A cette incapacité à parvenir au pouvoir, l’on lie plusieurs explications.

La première c’est la résistance acharnée des tenants du pouvoir à toutes velléités, toutes initiatives qui risquent de leur faire perdre des privilèges. Et pour cela, ils sont prêts à tout pour protéger leurs intérêts.

La deuxième et la plus déterminante, ce sont les tares de l’opposition elle-même. En effet l’opposition togolaise manque cruellement de vision, de stratégie. Lorsque l’on n’a pas les moyens, lorsqu’on n’a pas la force, si on est au moins intelligent, on doit s’unir. La somme des petits moyens peut donner une force redoutable. La lutte de l’opposition est jalonnée de calomnies, de trahison et d’esprit d’exclusion. Chaque jour que Dieu fait les observateurs de la vie politique au Togo s’aperçoivent que derrière le mot démocratie que clament inlassablement les responsables des partis politiques il faut entendre recherche du pouvoir. On veut le pouvoir pour jouir de ses délices comme ceux qu’on combat. Le sort du peuple n’est pas la préoccupation principale. Comment pouvait-on ne pas s’entendre si la préoccupation de tout un chacun était le progrès  et le bonheur du peuple ?

Aujourd’hui, l’opposition se plaint urbi et orbi qu’une famille a fait plus de cinquante ans au pouvoir. A qui la faute ? Comment pensait-elle que le pouvoir leur soit offert sur un plateau en or ? De crise en crise on est parvenu au 26ème dialogue ; et c’est toujours le statuquo.


La querelle des petits chefs a repris avec la même stratégie de marches inutiles, intempestives et contre productives. Pendant ce temps le pouvoir prépare allègrement les élections législatives en occupant le terrain abandonné par l’opposition. Conscient que s’il échoue aux législatives, la présidentielle de 2020 est perdue d’avance et soucieux de prouver à l’opinion internationale que ceux qui demandent le départ du président Faure ne représentent que l’ombre d’eux-mêmes, UNIR prépare méthodiquement les échéances futures. Des chantiers et ouvrages publics poussent çà et là dans les localités où il était balloté aux dernières élections. Pendant ce temps l’opposition se divise, une partie apprête les listes de ses candidats (branche FABRE) et une autre proche du leader du PNP continue de naviguer dans l’illusion qu’un jour les manifestations de rues vont contraindre Faure à la démission oubliant que FABRE et ses amis avaient battu le pavé de 2010 à 2015 sans succès.

Conséquences néfastes des marches intempestives sur l’économie

Les manifestations de contestation organisées depuis des mois par une opposition désordonnée et sans véritable leader impacte négativement le développement économique du pays car elles découragent les investisseurs étrangers désireux de faire des affaires dans notre pays à venir s’installer. Les opérateurs économiques fuient chaque jour le port de Lomé pour aller à Cotonou au Benin ou Téma au Ghana. Les marcheurs savent-ils qu’ils violent l’article 8 de la loi fondamentale qui dispose que « les partis politiques et les regroupements de partis politiques ont le devoir de contribuer à l’éducation politique et civique des citoyens, à la consolidation de la démocratie et à la construction de l’unité nationale » ?

L’affaiblissement de l’économie du pays augmente la misère, engendre la violence, instaure l’anarchie et cet état de fait, loin de renforcer la démocratie, la tue au contraire. Chacun doit se ressaisir pour éviter que notre pays ne sombre dans une situation de chaos ouvrant la porte à toute aventure.

H. Dieu Donné

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