Article

Article

Réformes constitutionnelles et institutionnelles / Un vieux chantier aussi urgent qu’hypothétique


Réformes constitutionnelles et institutionnelles / Un vieux chantier aussi urgent qu’hypothétique

Réformes constitutionnelles et institutionnelles

Un vieux chantier aussi urgent qu’hypothétique

Le débat sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles continue d’agiter la classe politique dans notre pays. Le 13 avril dernier, comme ce fut le cas depuis le 19 aout 2017, les militants et sympathisants du Parti National Panafricain (PNP) avaient, lors des manifestations de rue, réclamé le retour à la constitution originelle de 1992.

Avant le PNP, le 02 avril dernier, à l’occasion de l’ouverture de la première session parlementaire de la sixième législature, cette question était en toile de fond. Mme Chantal Yawa TSEGAN, du haut de son perchoir, encourageait ses collègues députés à se mettre au travail afin de répondre aux aspirations profondes et légitimes des populations. Elle ne s’est faite pas priée pour mettre l’accent sur l’urgence des réformes politiques dans notre pays  « Je réaffirme que les réformes constitutionnelles et institutionnelles feront partie des priorités de notre agenda », avait-elle dit.

Tout comme elle l’honorable Abass KABOUA, à la rentrée parlementaire de droit, déclarait tout haut que les réformes politiques seront leur priorité. « Cette législature sera la meilleure que le Togo n’a jamais connue … nous sommes venues hériter d’un dossier très lourd. C’est celui des réformes. Nous allons sacrifier tout le temps qu’il faut. C’est pour cela que nous n’irons pas en congé après la séance de droit. Nous allons faire les réformes. Nous allons prendre le lourd héritage que certains nous ont laissé » disait-il.

Apparemment tout le monde semble pressé de voir aboutir le chantier des réformes politiques même si chaque camp a sa propre lecture sur ce dossier. Mais le minimum serait un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois et le scrutin uninominal à deux tours. Le nouvel ambassadeur des USA reçu le jeudi passé par la Présidente de l’Assemble Nationale exhortait les politiques faire le pas nécessaire. « Je crois que tout le monde est conscient ici sur la nécessité de faire les réformes en conformité avec ce qui a été recommandé par la Cédéao et les pays voisins. Nous soutenons ces réformes et je suis très satisfait de mes discussions avec la présidente du Parlement », avait-il indiqué.

UNIR dos au mur pour faire ses réformes

Aujourd’hui plus que jamais notre pays doit tourner la page des réformes pour faire face au défi du développement. Le Plan National de Développement (PND) lancé par le gouvernement en mars dernier que le gouvernement s’engage à maintenir la cohésion sociale et la stabilité politique. Ceci doit naturellement passer par la décrispation de la vie politique : le retour des exilés politiques, l’adoption des réformes constitutionnelles et institutionnelles entre autres. L’Assemblée dans sa configuration actuelle a toutes les cartes en main pour opérer les réformes politiques et ouvrir une nouvelle ère sur la terre de nos aïeux.

Le parti de la majorité présidentielle, Union Pour la République (UNIR), même s’il a perdu du terrain lors des législatives du 20 décembre 2018 avec trois sièges en moins que lors de la cinquième législature, peut compter sur les autres partis parlementaires que sont l’Union des Forces du Changement (UFC), le Nouvel Engagement Togolais (NET), le Mouvement des Républicains Centristes (MRC) et le Parti Démocratique Panafricain (PDP) plus enclin aux réformes qu’étaient l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et autres dans la précédente législature. Il peut également compter sur les indépendants qui ont fait une entrée remarquable à l’hémicycle.

Le parti de la majorité présidentielle, Union Pour la République (UNIR), même s’il a perdu du terrain lors des législatives du 20 décembre 2018 avec trois sièges en moins que lors de la cinquième législature, peut compter sur les autres partis parlementaires que sont l’Union des Forces du Changement (UFC), le Nouvel Engagement Togolais (NET), le Mouvement des Républicains Centristes (MRC), le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD, ex-Obuts) et le Parti Démocratique Panafricain (PDP) plus enclin aux réformes qu’étaient l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et autres dans la précédente législature. Il peut également compter sur les indépendants qui ont fait une entrée remarquable à l’hémicycle.

Juste le SAGE

E-Press @ Copyrights CreativesWeb 2018 ECO CHALLENGE