Article

Article

Révision Constitutionnelle et agitation puérile / L’opposition annonce sa défaite anticipée à la présidentielle de 2020


Révision Constitutionnelle et agitation puérile / L’opposition annonce sa défaite anticipée à la présidentielle de 2020

Notre pays le Togo a la malédiction d’avoir une classe politique entièrement à part. Une classe politique qui se nourrit de préjugés, de procès d’intentions et d’amateurisme politique chronique. Oui, il faut le souligner avec force, nos politiciens, contrairement à nos voisins de l’Ouest, de l’Est et du Nord sont dans une logique de réaction. Ils manquent cruellement de stratégie et de pragmatisme.  

Le peuple Togolais a réclamé depuis des années, l’application de l’accord global de 2006 qui prévoit la réalisation des réformes institutionnelles et constitutionnelles. L’absence de ces réformes a suscité bien de crises et la dernière en date est celle consécutive au soulèvement populaire du 19 Août 2017. A la suite de ces mouvements violents, le chef de l’Etat a sollicité l’intervention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). A l’issu des négociations entre les différents protagonistes de la crise, la CEDEAO a tenu des réunions sur le Togo. Un sommet des chefs d’Etats a produit une feuille de route. L’une des recommandations de la feuille de route est la réalisation des réformes institutionnelles et constitutionnelles devant déboucher sur l’organisation des élections législatives et locales. Des élections législatives ont eu bien lieu le 20 Décembre 2018. Certes, sans la participation de l’opposition contestataire et protagoniste au dialogue inter-togolais mais la CEDEAO a validé cette élection et a recommandé d’achever la mise en œuvre de la feuille de route, par la réalisation des réformes et l’organisation des élections locales.
 

C’est dans cette logique que le parlement a voté les modifications constitutionnelles tant attendues le mercredi 8 Mai 2019. Ce que le peuple attendait le plus dans cette réforme, c’est la limitation du nombre de mandats à effectuer par le président de la République et le retour du mode de scrutin à deux tours. Les deux préoccupations ont été prises en compte. Désormais, un président de la République ne peut plus faire plus de deux mandats de 5 ans. En plus le mode de scrutin pour l’élection du président de la République est celui uninominal à deux tours. Cela veut dire que si aucun candidat à la présidence de la République n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est organisé pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Les observateurs de la scène politique togolaise y compris les partenaires au développement du pays s’accordent à dire que l’adoption du mode de scrutin à deux tours est une avancée majeure qui devait permettre à l’opposition, si elle était bien organisée, de mettre en place une stratégie électorale pour empêcher le président sortant de gagner au premier tour. Mais Hélas !
 

Faure manque d’adversaire pour la présidentielle de 2020
 

Après l’adoption par l’Assemblé Nationale des nouvelles dispositions constitutionnelles, l’opposition togolaise, au lieu de se frotter les mains, crie et affirme que cette réforme fait de Faure GNASSINGBE un roi. Autrement dit la seule constitution donne de facto la victoire à Faure en 2020 et au-delà. En réalité, l’équipe de l’opposition actuelle manque de joueurs talentueux, à l’instar des Lionel Messi, des Ronaldo, capables de faire la différence face à une équipe redoutable dont le dernier rempart s’appelle Faure GNASSINGBE.

Jean Pierre FABRE et ses amis de l’opposition sont conscients qu’ils n’ont pas de vision, de leadership et de carrure nécessaire pour exercer cette fonction suprême qu’est la Présidence de la République. En un mot, il n’y a pas en leur sein, une personnalité qui est << natus ad imperium >>. De plus, les diplomates étrangers accrédités dans notre pays, tout en reconnaissant qu’une bonne partie de la population togolaise a soif du changement, considèrent que ceux qui veulent porter le flambeau de ce changement ne représentent nullement une alternative crédible au pouvoir en place. Ils veulent bien accéder un jour à la présidence de la République mais ils n’ont pour le moment ni la force ni les moyens, ni l’intelligence politique.  

V. Eyawè

E-Press @ Copyrights CreativesWeb 2018 ECO CHALLENGE